Amnesty International dénonce les expulsions forcées de demandeurs d’asile africains par Israël

« Les transferts de demandeurs d’asile originaires de l’Érythrée et du Soudan par les autorités israéliennes sont cruels et illégaux », a déclaré aujourd’hui 18 juin 2018 Amnesty International dans un communiqué.

Selon le communiqué, dans son dernier rapport intitulé « Forced and Unlawful: Israel’s Deportations of Eritrean and Sudanese Asylum-Seekers to Uganda », Amnesty a établi l’existence de transferts qui ne répondent pas aux critères du volontariat et sont cruels et illégaux.

Des représentants des autorités israéliennes ont donné aux personnes expulsées des documents et les ont assurées verbalement qu’elles allaient recevoir en Ouganda un permis de séjour les autorisant à travailler et les protégeant contre un renvoi forcé dans leur pays d’origine. L’existence d’un pareil accord à été catégoriquement nié par les autorités ougandaises.

Une fois en Ouganda, les demandeurs d’asile expulsés d’Israël interrogés par Amnesty International ont indiqué qu’ils s’étaient aperçus que les promesses des autorités israéliennes étaient creuses. Au lieu d’obtenir un permis de séjour, ils se sont retrouvés coincés en situation irrégulière.

« Nous demandons aux autorités israéliennes de mettre fin à ces méthodes, de permettre aux demandeurs d’asile d’accéder à une procédure équitable et efficace de détermination du statut de réfugié, et de leur donner les moyens d’obtenir une situation régulière en Israël », déclare Amnesty International.