Amendement de la loi sur les Hydrocarbures : Mustapha Guitouni reste évasif

Lors de l’ouverture de la huitième édition du NAPEC, qui se tient depuis ce dimanche à Oran, le ministre de l’Energie a une nouvelle fois plaidé pour l’amendement de la loi sur les Hydrocarbures. Mustapha Guitouni est cependant resté très évasif, se contenant juste d’annoncer que « la première mouture sera disponible vers le mois de juillet ».

Les professionnels du secteur de l’Energie, présents en nombre au 8e North Africa Petroleum Exhibition & Conference (NAPEC) devront encore patienter pour avoir des informations officielles et concrètes sur la teneur de la nouvelle loi sur les Hydrocarbures.

Mustapha Guitouni avait pourtant consacré une large part de son discours à la reforme de ce texte. « Nous avons annoncé le lancement d’une réflexion pour l’amendement de la loi sur les Hydrocarbures par l’introduction de nouvelles dispositions sous forme de mesures d’encouragement en faveur du partenariat et en vue d’assurer une meilleure attractivité », a-t-il expliqué.

Contraintes bureaucratiques

Selon lui, cette réforme vise à « rendre notre réglementation moins rigide de façon à encourager l’exploitation de tous les gisements, y compris les plus petits ». Devons un auditoire composé de patrons étrangers, de cadres et hauts fonctionnaires algériens et même d’ambassadeurs, le ministre a souligné que les réformes juridiques et fiscale sont « aujourd’hui indispensables » afin de « lever les contraintes bureaucratiques qui étouffent toute velléité d’investissement ». « Ces efforts, j’en suis convaincu, doivent s’accompagner des impératifs de transparence mais encore de la nécessité de donner de la visibilité à nos partenaires et de leur assurer la sécurité de leurs investissements ».

« La visibilité », c’est justement ce qu’a été incapable d’offrir le ministre de l’Energie lors de sa sortie oranaise. Lors d’un point de presse animé quelques heures après la lecture de son discours, Mustapha Guitouni s’est contenté de prononcer des propos évasifs. « Nous devons revoir la loi sur les Hydrocarbures, comme l’ont fait beaucoup de pays, afin de mettre notre arsenal juridique en adéquation avec le marché international. Je pense que la première mouture sera disponible vers le mois de juillet. Je ne peux pas donner de date précise car nous devons bien étudier cette loi pour éviter de refaire des fautes ».

Quant à la question de la bureaucratie, Guitouni a juste précisé que c’est « un phénomène qui ne concerne pas uniquement l’Algérie ». « Nous pouvons y mettre un terme en offrant des conditions pour un partenariat gagnant-gagnant avec nos partenaires ».

Il a également été imprécis en répondant à des questions sur le développement des hydrocarbures non conventionnels. « Les études sur le développement sont en cours et nous sommes en train de prospecter comme le font tous les pays. Son exploitation n’est pas pour aujourd’hui, cela se fera dans cinq à dix ans ».