Algérie : Les drogues dures prennent le pas sur le Cannabis

Le nombre d’Algériens qui consomment des narcotiques augmente à un rythme effréné. C’est l’alerte lancée ce matin sur les ondes de la radio chaine 3 par le commissaire divisionnaire, Djamal Guessoum, chef de la cellule de lutte contre le trafic de stupéfiants. Cette hausse de la consommation, précise-t-il, affecte l’ensemble des segments de la société Algérienne, tant en milieu urbain que rural.

Le commissaire explique que la position géographique de l’Algérie lui confère le caractère de carrefour ouvert sur l’Europe, le moyen orient, et la zone du Sahel,  à travers lequel transitent des quantités énormes de drogues, « Ce qui rend les choses encore plus difficiles à gérer, c’est le relief de nos frontières » avait-t-il ajouté.

Les saisies effectives en termes de trafique de stupéfiant, ne représenterait (estimations) que 5% de ce qui existe réellement sur le marché, les statistiques indiquent que la consommation des drogues dures (opiacés) est en constante et rapide évolution, ainsi 3,6 millions de comprimés de psychotropes ont été saisis et 150.000 personnes impliquées dans 120.000 affaires de trafique ont été appréhendées ces 5 dernières années.

Ces chiffres ne représentent que ceux de la DGSN uniquement, soit 60% des chiffres globaux.

Pour ce qui est du Cannabis il en a été saisi 56 tonnes en 2012 contre 6 tonnes en 2017, ce qui traduit une baisse des saisies (pas forcément une baisse du trafique…)

L’officier de la DGSN indique par ailleurs que la guerre contre les petits dealers de rues, qui sont actifs dans le milieu urbain est de plus en plus difficile, en raison de leur foisonnement.