Algérie : Appel urgent à David Kaye pour la libération du journaliste Khaled Drareni

Le Conseil des droits et libertés de Genève (GCRL) appelle le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, M. David Kaye, d’intervenir d’urgence et de communiquer avec les autorités algériennes pour libérer immédiatement et sans condition le journaliste emprisonné Khaled Drareni, détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté de la presse.

Le Conseil des droits et libertés de Genève a lancé un appel urgent au Rapporteur spécial des Nations Unies pour informer de la détention arbitraire du journaliste emprisonné depuis le 29 mars. Khaled Drareni est le correspondant en Algérie de Reporters sans frontières (RSF) et le fondateur du site Casbah Tribune. Il couvrait les manifestations qui ont secoué l’Algérie pendant la majeure partie de l’année dernière, forçant le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner en avril 2019, avant qu’elles ne soient suspendues à cause de l’épidémie de coronavirus.

Le Conseil a rapporté que le journaliste Drareni a été arrêté le 27 mars, dans sa maison à Alger et détenu dans un poste de police pendant deux nuits selon les informations qui lui sont parvenues. Le 29 mars, le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger a ordonné la détention de Khaled Drareni dans la prison d’El-Harach à Alger, mais le 30 mars, le tribunal l’a transféré à la prison de Kolea en dehors de la capitale.

Il convient de mentionner que le journaliste Khaled Drareni avait déjà été arrêté le 7 mars, alors qu’il couvrait une manifestation pacifique, puis il a comparu devant le procureur et a été détenu pendant trois jours, avant d’être traduit devant le procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Il a été accusé d’incitation à « attroupement non armé » et d’ « atteinte à l’unité nationale ». Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Face à cette grave atteinte à la liberté de la presse, la Conseil des droits et libertés de Genève, appelle M. David Kaye, à faire pression sur les autorités algériennes pour la libération immédiate du journaliste Khaled Drareni et la levée de toutes les poursuites pénales à son encontre. Il l’exhorte également à prendre toutes les mesures appropriées pour se pencher sur les cas de Khaled Drareni et de tous les autres journalistes emprisonnés.