Affaire Khashoggi. Pour Donald Trump :  » It’s business first! »

L’émotion gonfle au fur et à mesure que sont révélés les détails sordides liés à la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. L’onde de choc mondiale qui accompagne la désastreuse affaire saoudienne risque de couler le «Davos du désert», la grande conférence économique organisée par Riyad, qui enregistre des annulations en cascade, les ministres des Affaires étrangères du G7 se disent troublés, les chefs des diplomaties occidentales soulignent la «gravité» de l’événement. L’image du prince MBS a été ternie auprès des responsables européens, qui payent, selon la spécialiste du Moyen-Orient Agnès Levallois, «leur absence de fermeté»; «Nous avons fait l’impasse sur tout ce qui nous dérangeait pour ne garder que ce qui nous plaisait au sein du pouvoir saoudien, Comment s’étonner du sentiment d’impunité ressenti par MBS, que tout le monde voyait comme un jeune moderniste.»

Mais derrière les protestations officielles se cache le pragmatisme dépourvu d’émotions, et les lois dictées par l’ultra capitalisme, le président Trump veut à priori sauver le « soldat MBS », afin de préserver la promesse d’achat faite par le prince héritier, un éventuel achat d’armes au montant faramineux de 100 milliards de dollars…pour Trump, c’est claire : « It’s business first », dans une déclaration faite à la télévision américaine à propos de sa position dans l’affaire Khashoggi  « je sais ce que je ne veux pas faire, je ne veux pas qu’il y ait une perte d’emploi, et je ne veux pas toucher à cette promesse de transaction… » en référence avec les emplois liés à cette commande d’armes,qui implique le domaine aérien, la mécanique…Avant d’ajouter: « il y a  d’autres moyens de « punir » meme si ce mot est assez rude, c’est de ca qu’il s’agit pourtant… » sans avoir donné plus de précisions.