« Adlène Mellah doit être le dernier journaliste emprisonné en Algérie »

Plusieurs dizaines de journalistes et de militants des droits de l’Homme se sont rassemblés ce mercredi matin à la maison de la presse Tahar Djaout d’Alger pour exiger la libération de Adlène Mellah.

Les protestataires ont d’abord improvisé une marche à l’intérieur de la maison de la presse en scandant « Libérez Mellah » avant de s’immobiliser face aux caméras des chaînes de télévisions pour énumérer la liste de leurs exigences.

Le journaliste Saïd Boudour est le premier à prendre la parole. Il demandera la libération immédiate de Adlène Mellah rappelant à l’assistance la dégradation de son état de santé et le cas de Mohamed Tamalt mort en prison le 11 décembre 2016.

L’avocate Zoubida Assoul renchérit à son tour et met l’accent sur ce qu’elle qualifie de « violations de la liberté de la presse en Algérie ». « La répression s’abat sur tous ceux qui s’opposent au pouvoir en place », lance l’avocate et femme politique avant d’ajouter que « la liberté de la presse est un acquis constitutionnel et que Adlène Mellah doit être le dernier journaliste emprisonné en Algérie ».

Tour à tour, Khelaf Benhadda, ancien Rédacteur en chef du site Algérie Direct, sous le coup d’un contrôle judiciaire, l’épouse de Adlène Mellah et Abdelkrim Zeghileche, fondateur de Radio Sarbacane et sous le coup lui aussi de procédures judiciaires, prendront la parole pour affirmer leur soutien au journaliste emprisonné.

Le procès en appel du journaliste Adlène Mellah, incarcéré à la prison d’El Harrach à Alger a été fixé au 23 janvier à la cour d’Alger.

Condamné à une année de prison ferme par le tribunal de Bab El Oued pour «incitation à attroupement non armé», «insubordination» et «outrage à fonctionnaire», le journaliste est en grève de la faim depuis plus de deux semaines.