Accéder à la paix et à un régime démocratique c’est le droit le plus élémentaire du peuple iranien

Accuser de chercher à se procurer l’arme atomique, l’administration Trump s’est retirée en mai 2018 de l’accord nucléaire de 2015, censé limiter les activités nucléaires de l’Iran.

Un accord considéré naïvement, par les Européens, les Russes et les Chinois, qui sont toujours parties à l’accord, comme le meilleur moyen de s’assurer que l’Iran n’obtiendra pas la bombe atomique.

En août 2018, les Etats-Unis ont imposé une série de sanctions économiques contre le régime de Téhéran dans le cadre d’une campagne dite de “pression maximale”. A cette occasion Trump a également accusé le régime des mollahs de déstabiliser toute la région.

Une position que défend depuis des années la dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi. Ce n’est plus un secret pour personne les mollahs exportent des missiles, alimentent les conflits à travers le Moyen-Orient et soutiennent de nombreux mandataires terroristes dans toute la région. Comme l’a déclaré Trump mais aussi le CNRI, le régime iranien est le principal parrain du terrorisme dans le monde.

Avril a été un tournant pour le régime et les Corps des Gardiens de la Révolution, ces derniers ont été désignés comme organisation terroriste étrangère par Washington. Cette mise à l’index fait partie de la longue liste des revendications de la résistance iranienne. Même si beaucoup de politiques y ont songés aucun n’étaient jusqu’a présent passé à l’acte. Par cette désignation l’administration américaine a fait un pas décisif. Les autres pays devraientopter pour la même désignation pour bloquer cette organisation et éviter de prochains actes de terrorisme.

Aujourd’hui on s’aperçoit qu’au-delà du symbole fort cette désignation sert surtout à accroître la pression financière et l’isolement du régime pour le priver des ressources qu’il utilise pour ses activités terroristes.

Les 12 mai et 13 juin, les tensions entre les pays ont pris un tour plus singulier avec les attaques des Gardiens de Révolution contre des pétroliers dans le Golfe Persique. Et elles ont atteint leur paroxysme avec la destruction le 20 juin par un missile iranien d’un drone américain.  .

Les véritables racines de cette crise ne sont pas à chercher dans les sanctions américaines mais plutôt dans des décennies de politique de complaisance avec le régime iranien de la part des Occidentaux.

Lutter contre le fondamentalisme n’aboutira jamais à un résultat tangible sans une position claire à l’égard du régime iranien. Il est nécessaire de faire face au terrorisme de Téhéran avec fermeté. La communauté internationale doit adopter une politique sans rémissions face au régime iranien. Il est grand temps d’agir de manière décisive, en France, en Europe pour mettre fin aux actions meurtrières du régime, qu’il mène tant en interne que dans le monde entier.

C’est pourquoi, La communauté internationale doit agir. Dans un premier temps, dans les négociations nucléaires, il faut imposer le protocole additionnel. Il faut stopper définitivement l’enrichissement et le programme de missiles du régime. Dans un deuxième temps, la poursuite des relations économiques doit être conditionnée à l’arrêt des violations des droits de l’homme, et à la fin des exécutions et des tortures. N’oublions pas que la première victime de cette crise a été le peuple iranien qui en a payé le prix avec une répression ininterrompue depuis des années.

Les attaques des pétroliers, de l’Arabie saoudite ou encore la destruction du drone américain doivent amener le Conseil de sécurité de l’ONU à agir contre ceux qui sont responsables, afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde.

Sans une intervention de la communauté internationale, des opérations terroristes seront de nouveau déclenchées comme moyen de rétorsion. L’identification formelle du commanditaire sera difficile à faire car les services iraniens sont passés maîtres dans le domaine du brouillage de pistes en utilisant des mouvements qui servent d’écrans.

Les américains souhaitent un changement d’attitude du régime iranien, mais le peuple iranien veut un changement de régime pour accéder à la paix et à un système démocratique qui est son droit le plus élémentaire.