Les Algériens malades du SIDA privés d’une nouvelle génération de traitements

En soutien aux séropositifs algériens, les participants à la conférence internationale sur le SIDA et les infections sexuellement transmissibles ont mené une action de contestation le 5 décembre 2017 selon le site de l’ITPC-MENA.

Le laboratoire ViiV, filiale du groupe Glaxosmithkline lance un nouveau traitement contre le VIH du nom de Dolutegravir plus efficace et moins toxique que ses prédécesseurs. Le traitement sera disponible en 2018 sur tout le continent africain à l’exception de l’Algérie.

Le laboratoire ViiV a décidé de céder ses droits de brevet pour le Dolutegravir dans la major partie des pays d’Afrique pour permettre aux laboratoires locaux de fabriquer des médicaments génériques abordables. L’Algérie est exclue de cette licence et la molécule restera protégée par un brevet et excessivement chère dans le pays jusqu’en 2026 sauf réaction de l’État Algérien.

Pourtant, le traitement pourrait aider des millions de malades et son efficacité est reconnue par l’OMS comme l’a expliqué Alia Amimi chargée de plaidoyer à l’ITPC-MENA ( Interntional Treatment Preparedness Coalition – Middle East and Africa ) : «  Le Dolutegravir est recommandé par l’OMS comme option de première et 3ème ligne. L’Afrique entière est entrain de se préparer à mettre le médicament à la disposition de ses malades sauf l’Algérie à cause du prix exorbitant exigé par le laboratoire ».

Une pensée sur “Les Algériens malades du SIDA privés d’une nouvelle génération de traitements

Commentaires fermés.