Six jours après le début de la grève de la faim de la journaliste Hadda Hazem, un Comité de soutien à son action a vu le jour ce samedi à la Maison de la presse Tahar Djaout d’Alger.

En présence des journalistes Malika Abdelaziz, Ihsane El Kadi, Hmida Layachi, Raouf Harzallah, Montasser Oubetroun et bien d’autres, le Comité a reconnu la méthode extrême utilisée par Hadda Hazem mais qu’il juge nécessaire.

Pour Ihsane El Kadi, l’urgence aujourd’hui est de prendre des actions rapidement, de renforcer le comité et d’appeler les pouvoirs publics à réagir.

« Le ministre de la Communication doit être interpellé », indique le fondateur de Maghreb Emergent qui rappelle que la corporation est déjà mobilisée dans la campagne de solidarité avec TSA.

Les journalistes et membres de la société civile présents au siège d’El Fedjr ont également insisté sur la réalité du combat de Hadda Hazem, qui d’après eux ne demande pas sa part de la « rente publicitaire », mais une distribution juste et équitable de cette publicité qui est un droit, et pour une levée du monopole de l’Etat dans ce domaine.

Le journaliste Hacen Ouali insiste pour sa part sur l’urgence de la situation et de bien gérer la grève de la faim de Hadda Hazem.

« Le ministre de la Communication a une responsabilité politique, la publicité est un droit, une sorte d’aide de l’état à la presse », précise le journaliste d’El Watan.

Le Comité de soutien à également décidé de se rendre demain dimanche au ministère de la Communication pour demander à rencontrer le ministre Djamel Kaouane.

Un rassemblement de soutien à la directrice d’El Fedjr est également prévu lundi à la mi-journée à la Maison de la presse.