17 octobre 1961 : Journée Nationale de l’Immigration

17 octobre 1967, des dizaines d’Algériens vivants en France ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C’est un devoir de justice de ne pas l’oublier…

Alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins ( interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h…). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes

Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, qui a reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, lance, avec 7.000 policiers, une répression sanglante. Il y aura 11.730 arrestations, et peut-être beaucoup plus de 200 morts, noyés ou exécutés, parmi les Algériens.

En bravant les interdictions de tous genres, les émigrés algériens ont démontré à l’autorité coloniale qu’ils étaient, pareillement à leurs frères en Algérie, engagés avec détermination dans le combat du peuple algérien tout entier pour recouvrer sa souveraineté spoliée et se réapproprier ses valeurs nationales

La célébration de cette date glorieuse est une occasion pour rendre hommage aux milliers d’algériens qui ont inscrit à jamais leur sacrifice dans l’histoire  nationale perpétuant l’attachement des membres de  notre communauté établie à l’étranger à leur mère patrie.